| INSTALLATION LUMIÈRE / PROJECTIONS AUDIOVISUELLES | |
| CONCEPTION | Maryline Gillois, architecte |
| INGÉNIERIE AUDIOVISUELLE | Vincent Taurisson http://vtic.fr/ |
| CRÉATION LUMIÈRE | Remy Cimadevilla |
| ART NUMÉRIQUE | Grégory Chatonsky http://gregory.incident.net/ |
| MAITRISE D’OUVRAGE | Maison des Métallos – Ville de Paris94, rue Jean Pierre Timbaud 75011 Paris |
| SURFACE | 250 m² |
| BUDGET | 60 000 €HT |
| CALENDRIER | En attente de budget |
Conçu pour le hall de la Maison des Métallos, ce projet est à la fois une installation lumière et un dispositif de projection . Ce monolithique suspendu à un garde-corps à la fois revisite la lumière du hall et proposer un dispositif de diffusion d’art numérique au visiteur.
PROPRIÉTÉ IMPLOSIVE DU PROJET
L’installation consiste à construire le vide disponible dans le hall de la Maison des Métallos par une série d’écrans verticaux qui se font face et relient les espaces du hall entre eux. Sur cette série d’écrans est diffusée une programmation vidéo originale qui met en scène la destruction ou dématérialisation des murs qui clôturent l’espace. Immerger le spectateur dans l’expérience d’une implosion numérique dont la perception sera accentuée par le dispositif spatial.

Grégory Chatonsky, créateur en arts et technologies médiatiques, interroge notre relation affective aux technologies, met en scène les flux dont notre époque est tissée et tente de créer de nouvelles formes de fiction par des installations interactives, des dispositifs en réseau et urbain, des photographies, des sculptures. Il s’intéresse à l’esthétisation croissante de la destruction dans les médias de masse et questionne la relation entre la forme et la matière. A quel moment un objet détruit n’est-il plus reconnaissable?
Dans sa série Dislocation, dont les images qui illustrent ce projet sont issues, il articule l’abstraction et la représentation en ralentissant à l’extrême la dislocation des objets. Les meubles disloqués sont produits à partir des mêmes fichiers informatiques qui sont traduits par des procédés de synthèse et de stéréolithographie. incident.net/works/dislocation2/

PROPRIÉTÉ PHYSIQUE DU PROJET
Le hall de la Maison des Métallos est un espace sur deux niveaux, dont l’étage est en mezzanine sur le rez-de-chaussée à travers un vide rectangulaire de 4,80 x 8,90 mètres. L’installation prend place dans la double hauteur qui relie ces deux niveaux du hall.

Un squelette en structure métallique s’enroule autour du garde-corps existant pour redescendre dans le volume du rez-de-chaussée. Le squelette supporte 320 tubes fluos. Chacune des faces de cette structure est recouverte de toile de type Barrisol et renferme dans son épaisseur les dispositifs de lumière et de vidéoprojecteurs reliés à un système informatique interne ou externe. Les six vidéoprojecteurs, orientés vers le centre, sont contenus dans la partie basse et projettent l’image sur la face opposée de la structure. Ainsi, les quatre faces intérieures du lustre vont constituer des écrans de projections, visibles à la fois depuis la mezzanine et depuis l’espace d’accueil.
Cette installation fabrique un lustre luminescent évidé en son centre et suspendu dans l’espace, qui va relier spatialement et visuellement les deux niveaux de ce hall.


